MARCHE DU 21 DÉCEMBRE 2018 : -. GÉNÉRAL DIEUDONNÉ HAMULI, COMMISSAIRE GÉNÉRAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE.
 
-. GÉNÉRAL DIDIER ETUMBA, CHEF D'ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DES FARDC.
 
MISE EN GARDE DE Me MICHEL OKONGO LOMENA PRÉSIDENT NATIONAL DE UNITÉ DES VALEURS ET CANDIDAT PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. LISEZ.
 
 
 
 
1 À l’attention du :
 
 
Général Dieudonné HAMULI
 
Commissaire Général
 
POLICE NATIONALE CONGOLAISE
 
Kinshasa / Lingwala
 
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Kinshasa, le 20 janvier 2018
 
 
N° réf. : 0468/UV/CPR/RDC/01/2018
 
 
Concerne : mise en garde
 
Faisant suite à la marche pacifique du Comité Laïc de Coordination dont la tenue est projetée au dimanche 21 janvier 2018, je viens par la présente vous rendre attentif sur la nécessité absolue et impérative de protéger et de préserver les vies humaines, notamment celles des manifestants qui y prendront part.
 
Nous l’avons vu précédemment, les manifestants ne constituent aucunement une menace pour la République. Ce sont avant tout des Congolais vivant dans la précarité, qui ont faim, car vivant dans une misère noire, et victimes de l’injustice et de l’intolérance qui ne font que revendiquer leurs droits constitutionnels.
 
Lors de la marche du 31 décembre 2017 l’usage des armes de guerres contre les civils a fait plusieurs victimes que nous ne cesserons de déplorer.
 
Il a été difficile de distinguer qui, de l’Armée et de la Police, avait tiré sur les manifestant d’autant plus que certains officiels dans les rangs des politiques, ont osé invoquer la présence des infiltrés sans pouvoir apporter une moindre preuve, alors que nous vivons dans une période de confusions où certaines langues faisant état, il y a sous peu, de la présence des éléments du M23 parmi les forces engagées pour mater les précédentes manifestations.
 
″La Police nationale congolaise est un service public, civil, accessible, à l’écoute de la population et chargé de la sécurité et tranquillité publiques, de la sécurité des personnes et de leurs biens, du maintien et du rétablissement de l’ordre public ainsi que de la protection rapprochée de hautes autorités″. (Article 2 de la loi portant organisation et fonctionnement de la Police nationale). ″Elle est apolitique et est au service de la Nation congolaise. Nul ne peut la détourner à ses fins propres″ (Article 4).
 
Le respect de ces dispositions entre autres, doit être d’une stricte application dans chaque intervention engageant la Police nationale congolaise.
 
Au regard du caractère pacifique et apolitique de la manifestation du CLC, rien ne justifie la présence de l’Armée dans les différents périmètres d’action. Ce fait soulève un certain nombre des questions, notamment celle de savoir pourquoi la Police nationale congolaise avait-elle fait appel aux FARDC étant donné que les conditions, telles que définies par l’article 81 de la loi précitée n’étaient pas réunies.
 
Demain, les manifestants voulant répondre à l’appel du CLC seront probablement nombreux dans les rues de Kinshasa et, éventuellement dans tous le pays, pour revendiquer leurs droits constitutionnels.
 
De ce fait, faisant usage des droits qui me sont conférés par l’article 5 de la loi portant organisant et fonctionnement des partis politiques nous invitant à veiller à la consolidation de l’unité nationale ; à la préservation, à la souveraineté de l’Etat Congolais ; à la préservation de la sécurité et de l’intégrité du territoire national ; au respect du caractère républicain, démocratique, social, laïc et indivisible de l’Etat congolais, je viens demander expressément à la Police nationale Congolaise de ne plus mettre en péril les vies humaines.
 
La Police nationale congolaise étant apolitique, je vous demande de faire application de l’article 10 de la loi régissant celle-ci, notamment en vérifiant systématiquement la légalité des opérations qu’elle se propose de mener, telle que recommandée par la loi portant organisation et fonctionnement de la PNC, étant donné que le personnel de la Police nationale exécute les ordres régulièrement donnés par ses supérieurs.
 
Selon ladite loi, le personnel de la PNC doit s’abstenir d’exécuter les ordres qui sont manifestement illégaux et faire rapport à ce sujet, sans crainte de sanction quelconque en pareil cas (article 11).
 
La PNC étant apolitique et au service de la Nation congolaise, nul ne peut la détourner à ses fins propres (article 4).
 
Ne vous laisser pas, Général, emporter par l’appétit démesuré des politiques qui sont prêts à bruler le Congo pour satisfaire leurs intérêts égoïstes.
 
Depuis un certain temps, nul ne sait qui dirige le Congo, et qui donne des ordres à l’armée et à la Police nationale congolaise pour tuer les manifestants. Tout cela prête à confusions et vous risquez, Général, d’en porter la responsabilité. Etant donné que les contours sur l’effectivité du commandement demeurent flous.
 
Vous sachant capable, j’imagine, de lire les signes des temps, je suis certain que tout comme votre collègue de l’Armée, vous arrivez à situer le degré élevé sur risques d’implosion populaire inhérents à une profonde crise sociale et politique à laquelle est confronté notre pays. Tout cela à cause des ambitions politiques démesurées et égoïstes des dirigeants politiques au pouvoir qui foulent aux pieds la Constitution et les lois de la République, et défient le peuple dont ils ont pourtant la charge d’assurer le bien être.
 
Si l’histoire de la fin de règne du Maréchal Mobutu encore présente dans nos mémoires ne suffit pas pour vous édifier, Général, considérez attentivement ce qui se passe aujourd’hui et vous constaterez, j’en suis sûr, que non seulement les signes avant coureurs annonçant la fin par les élections de l’actuelle saison politique sont visibles et imminentes. Autrement dit, c’est malheureusement l’histoire qui risque de se répéter.
 
En vous remerciant de bien vouloir prendre soins des vies humaines lors de la manifestation du 21 janvier 2018, veuillez agréer, Général, l’expression de mes salutations patriotiques.
 
Me Michel OKONGO LOMENA
 
- Président national
 
- Candidat Président de la République.
 
 
 
 
 
 
 
2 A l’attention de :
 
 
Général Didier ETUMBA
 
Chef d’Etat-major général des FARDC
 
Quartier général
 
Kinshasa / Ngaliema
 
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Kinshasa, le 20 janvier 2018
 
 
N° réf. : 0467/UV/CPR/RDC/01/2018
 
Concerne : mise en garde
 
Général,
 
Faisant suite à la marche pacifique du Comité Laïc de Coordination dont la tenue est projetée au dimanche 21 janvier 2018, je viens par la présente vous rendre attentif sur la nécessité absolue et impérative de protéger et de préserver les vies humaines, notamment celles des manifestants qui y prendront part.
 
Nous l’avons vu précédemment, les manifestants ne constituent aucunement une menace pour la République. Ce sont avant tout des Congolais vivant dans la précarité, qui ont faim, car vivant dans une misère noire, et victimes de l’injustice et de l’intolérance qui ne font que revendiquer leurs droits constitutionnels.
 
Lors de la marche du 31 décembre 2017 l’usage des armes de guerres contre les civils a fait plusieurs victimes que nous ne cesserons de déplorer.
 
Au regard du caractère pacifique et apolitique de la manifestation du CLC, rien ne justifie la présence de l’Armée dans les différents périmètres d’action, sauf si la Police en fait la demande dans des conditions définies par la loi portant organisation et fonctionnement de la police nationale congolaise, notamment en son article 81. Or, les conditions prescrites n’ont pas été remplies lors de la précédente manifestation.
 
Figurez-vous, Général, selon l’article 18 de la loi portant statut du militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo, le militaire doit obéissance aux ordres de ses supérieurs. Il est responsable de l’exécution des missions qui lui sont confiées. Toutefois, il ne peut lui être ordonné et il ne peut accomplir des actes contraires à la Constitution, aux conventions internationales, aux lois et coutumes de la guerre. La responsabilité propre du subordonné ne dégage pas ses supérieurs de la leur.
 
Ainsi, s’agissant de la manifestation pacifique du 21 janvier 2018 prochain, je requiers l’éloignement de l’Armée, car un mort de plus, Général, et vous en porterez personnellement toute la responsabilité, car personne ne vous laissera indéfiniment vous abriter derrière le rôle ″d’exécutant″ qui vous sert d’alibi après chaque massacre des populations.
 
Le rôle de l’Armée n’est pas de tirer sur les populations, sachant que selon la loi portant statut du militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo, nos forces armées sont au service de la nation tout entière (article 5) ; et dans l’accomplissement de sa mission, le militaire est tenu de respecter et de protéger la dignité humaine, de défendre et de protéger les droits et libertés fondamentaux de toute personne (article 17).
 
Nul ne peut, sous peine de trahison, détourner les Forces armées de la RDC à ses fins propres.
 
Depuis un certain temps, nul ne sait qui dirige le Congo, et qui donne des ordres à l’armée et à la Police nationale congolais pour tuer les manifestants. Tout cela prête à confusion et vous risquez, Général, d’en porter la responsabilité. Etant donné que les contours sur l’effectivité du commandement demeurent flous.
 
Vous sachant capable, j’imagine, de lire les signes des temps, je suis certain que vous arrivez à situer le degré élevé sur les risques d’implosion populaire inhérents à une profonde crise sociale et politique à laquelle est confronté notre pays, mais aussi à cause des ambitions politiques démesurées et égoïstes des dirigeants politiques au pouvoir qui foulent au pieds la Constitution et les lois de la République, et défient le peuple dont ils ont pourtant la charge d’assurer le bien être.
 
Si l’histoire de la fin de règne du Maréchal Mobutu encore présente dans nos mémoires ne suffit pas pour vous édifier, Général, considérez attentivement ce qui se passe aujourd’hui et vous constaterez, j’en suis sûr, que non seulement les signes avant coureurs annonçant la fin, par les élections, de l’actuelle saison politique sont visibles et imminentes, mais c’est l’histoire qui risque de se répéter.
 
Ceci étant, si tel devait être le cas, aucun citoyen congolais ne voudra plus assister à l’humiliation qu’ont connue en 1997 des militaires formés appartenant à une Armée régulière qui se faisaient humiliés aux mépris des règles militaires par des combattants non encore formés (j’espère qu’ils le sont suffisamment à ce jour), et dépourvus pour la plupart d’une formation militaire requise lors de la prise du pouvoir par l’AFDL le 17 mai 1997.
 
Au final, l’Armée ne doit pas continuellement être le dindon de la farce, ni à la solde des politiques, car après lui avoir fait faire une sale besogne, le Maréchal Mobutu l’abandonna à son triste sort et quitta le pays à la pointe de pieds. Tous, nous connaissons la suite…
 
En vous remerciant de bien vouloir prendre bonne note de ce qui précède, je vous prie d’agréer, Général, l’expression de mes salutations patriotiques.
 
Me Michel OKONGO LOMENA
 
- Président national
 
- Candidat Président de la République
 
 
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