

Débat •
" FIN DE LA RISTOURNE POLITIQUE EN RDC, PLACE AU SOUVERAIN PRIMAIRE " : DISCOURS INTERPELLATEUR DE Me MICHEL OKONGO FACE AUX DIFFÉRENTES CRISES DE LÉGITIMITÉ EN RDC
La grande salle JM KIM Star située au quartier 13 dans la commune de N'djili, a servi de cadre à la conférence débat tenue le 12 septembre 2026 dernier par le Président du parti politique Unité des Valeurs, Me. Michel OKONGO LOMENA, autour du thème, " Fin de la ristourne politique en RDC, place au souverain primaire. " Un thème pertinent dans la mesure où il est lié à la situation politique que traverse la RDC et marquée par plusieurs années instabilité ainsi que des crises de légitimité.
Pour le Président de Unité des Valeurs, le drame de notre pays est d’avoir eu des dirigeants politiques qui ont, de génération politique en génération politique, falsifié l’histoire de la RDC, brouillé les repères ; et qui se sont ensuite partagés le pouvoir, de pères en fils pendant des moments déterminants de l’existence de la destinée du Congo, et qui ont fini par s’en accaparer de force pour en faire leur propriété privée, a-t-il affirmé, soulignant que les mêmes causes ayant produit les mêmes effets, depuis 66 ans, la gestion du pays basée sur la filiation et le clientélisme, a fini par plonger la RDC dans un profond chaos. Il soutient qu'Il est donc temps de rendre compte à présent !
Michel OKONGO LOMENA a relevé de manière chronologique, les différentes contestations de légitimité enregistrées dans notre pays d’année en année depuis l’accession de la RDC à l’indépendance. Cet avocat de renommée internationale interpelle l'opinion sur une grave crise de légitimité en cours, celle amenant l'ancien président Joseph Kabila à contester par les armes la légitimité de l’actuel Chef de l’Etat, le déclarant placé illégitimement au pouvoir au détriment du vrai vainqueur de la présidentielle de 2018 dont lui-même KABILA et NANGAA taisent le nom,. Une crise de légitimité sans précédent, notamment pour deux raisons fait-il savoir : d’abord pour avoir éventuellement usurpé et détourné la victoire du supposé vainqueur de l’élection présidentielle de 2018 au profit de l’actuel Chef de l'État moyennant un ‘‘Accord à l’africaine’’ conclut en catimini au mépris des principes démocratiques et en violation de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI ;.ensuite pour avoir éventuellement renversé par les armes un Président de la République ‘‘élu’’, pour ne pas dire ‘‘réélu en 2023’’ ; en l’occurrence, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. C’est ce qui revient à dire que ‘‘Chassez le naturel, il revient toujours au galop’’…
Au sujet det la Constitution de notre pays, celle du 18 février 2006, Michel OKONGO LOMENA estime qu'elle est devenue instable, affaiblie, déséquilibrée et menacée par des choix politiques périlleux opérés par nos dirigeants politiques respectifs depuis plus de six décennies, la RDC présente aujourd’hui d’énormes fissures visibles qui risquent de faire voler en éclats l’intégrité territoriale.
Le Président du parti politique Unité des Valeurs croit toutefois qu’on peut tromper un peuple une, deux ou trois fois ; mais qu'on ne peut le tromper tous les temps. " La RDC se trouvant présentement à la croisée de chemins entre le risque de disparaitre totalement, et la perspective de son maintien à l’existence en tant que nation libre, indépendante et souveraine, il devient impérieux pour chaque citoyen congolais de se lever ; d’opérer un choix déterminant ; de nous ranger en ordre de bataille, et d’aller à l’assaut de notre souveraineté, car aucun pays au monde ne peut espérer s’affranchir de l’arbitraire et de la barbarie, ni de garantir sa sécurité intérieure et d’assurer son intégrité territoriale en se basant exclusivement sur un appui extérieur, sans avoir à se battre…, " soutient-il.
Et de poursuivre: " Associés au courage et à la détermination, le choix de nous battre contre l’ennemi implique impérativement l’unité autour des fondamentaux et une mobilisation collective tout azimut afin de faire face par la lutte, à toutes sortes des défis sécuritaires qui menacent de manière permanente l’existence de la République démocratique du Congo." Selon lui, " Ce choix nous oblige subsidiairement à survoler notre passé postcolonial pour mieux tirer la leçon de l’histoire tragique qu’a connue notre pays et qui a profondément marqué notre nation, brisé nos familles et l’ensemble de la société congolaise, notamment en ayant provoqué des graves déchirures et des nombreux martyrs sur chaque séquence de l’histoire de notre pays.